Accueil Séances Plénières Tables des matières Législation Biographies Documentation Note d’intention

Pierlot Hubert (1883-1963)

Biographie

(Extrait du Soir, du 14 décembre 2026)

Le comte Hubert Plerlot est mort, vendredi matin, en son domicile, à l'âge de quatre-vingts ans.

Hubert-Marie-Eugène Pierlot naquit à Cugnon-sur-Semois, le 23 décembre 1883. Après des études moyennes aux collèges de Maredsous et Saint-Michel, à Bruxelles, il conquit, à l'Université de Louvain, ses titres de docteur en droit et de licencié en sciences politiques et sociales. Il était avocat près la Cour d'appel de Bruxelles lorsque éclata la Première Guerre mondiale. Il s'engagea et termina la campagne avec le grade de lieutenant d'infanterie.

En 1919, le Premier ministre Delacroix le choisissait en tant que chef de cabinet, poste qu'il occupa jusqu'en 1920. Le 25 mars 1926, le Conseil provincial du Luxembourg l'élisait sénateur en remplacement de M. Braffort, décédé. M. Pierlot allait, désormais, jouer un rôle actif parmi les représentants du parti catholique au Parlement. II fut rapporteur de nombreux projets d'ordre militaire ou intéressant les anciens combattants et victimes civiles de la guerre, ainsi que le budget de la Défense nationale et le budget extraordinaire.

Le 24 mai 1936, il était élu sénateur pour l'arrondissement d'Arlon-Marche-Bastogne Neufchâteau-Virton. Du 10 janvier 1934 au 24 mars 1935, il avait été ministre de l'Intérieur. Le 13 juin 1936, il accepta le portefeuille de l'Agriculture, qu'il abandonna le 15 mai 1938.

C'est en 1939, alors que les nuages les plus sombres déferlaient sur l'Europe, que M. Pierlot se vit confier la tâche de constituer un nouveau gouvernement. Le 23 février. celui-ci se présentait devant les Chambres. M. Pierlot en était le chef, tout en se réservant l'Agriculture dans ses attributions.

Trois cabinets Pierlot se succédèrent en 1939 et c’est au dernier qu'allaient incomber les responsabilités les plus lourdes. L'invasion de la Pologne par l'Allemagne avait déclenché l'état de guerre entre le Reich et les alliés franco-britanniques. Le jour même où Londres et Paris proclamaient l'ouverture des hostilités, le gouvernement belge catholique-libéral fut élargi et se mua en équipe d'union nationale.

Le souci du gouvernement de M. Pierlot fut, d'une part, d'assurer le respect de la neutralité belge et, d'autre part, de veiller à ce que le pays fût en mesure de la faire respecter. Ce fut cette période critique que l'histoire a retenu sous le nom de « drôle de guerre », guerre de position, statique, énervante, au cours de laquelle plusieurs alertes, qui restèrent ignorées du grand public, faillirent précipiter la Belgique dans la mêlée.

Inéluctablement, la tragédie approchait : elle éclata le 10 mai 1940 et, tandis que les forces belges, surprises par l'attaque brutale d'un ennemi redoutable, tentaient de lui barrer la route, le gouvernement faisait appel aux garants de notre neutralité. Dès novembre. M. Pierlot avait obtenu l'accord du roi Léopold III pour prendre contact avec le commandement franco-britannique, afin d'adopter une action commune en cas d'invasion de la Belgique. Cc contact avait été gardé, ce qui permit aux alliés d'effectuer leurs mouvements de renfort avec un maximum de célérité.

Avec les horreurs de la guerre, plusieurs problèmes déchirants allaient s'imposer à la Belgique. Il y eut notamment celui, délicat entre tous, qui opposa le Roi, commandant en cher de l'armée, au gouvernement.

N'ayant pu convaincre le roi Léopold que la lutte devait se poursuivre hors du territoire national. M. Pierlot et ses plus proches collaborateurs se virent contraints de se séparer du Souverain, déterminé à partager le sort de ses troupes, après une ultime audience au château de Wynendaele, le 25 mai.

« Mon devoir est de rester, à vous de voir ou est le vôtre » dit, selon M. Pi’rcot lui-même, Ie Roi au Premier ministre.

Le 28 mai, l’armée belge capitulait et M. Pierlot proclamait à la radio française la détermination du gouvernement belge de poursuivre la lutte jusqu'à la victoire. Il annonçait en même temps que, selon l'article 82 de la Constitution, le gouvernement assumerait seul le pouvoir, le Roi étant mis dans l'impossibilité de régner.

Le 31 mai, une assemblée de parlementaires belges réfugiés en France se tenait en l'Hôtel de ville de Limoges. M. Spaak répétait la volonté gouvernementale de demeurer aux côtés des alliés. Vint la capitulation de la France. A ce moment, comme le reconnut M. Pierlot les ministres songèrent à demander à l'Allemagne des conditions d'armistice et, pour ce faire, voulurent obtenir un sauf-conduit pour l'un d'eux qui irait demander l'avis du Roi prisonnier. Celui-ci, fidèle à son attitude qui était de n'accomplir aucun acte politique durant sa détention, ne leur fit pas de réponse.

L'Angleterre poursuivait la lutte et, devant cet exemple de persévérance et d'héroïsme, le gouvernement décida de se ranger, avec toutes les forces belges encore disponibles dans le monde, aux côtés du vaillant peuple britannique. Il importait avant tout de doter le Congo belge, potentiel économique de première valeur, d'une autorité non équivoque. C'e pourquoi, sur proposition de M. Pierlot, M. De Vleeschauwer, ministre des Colonies, fut nommé, par arrêté, administrateur général du Congo. Le gouvernement se trouvait alors à Bordeaux. Sans plus tarder. MM. De Vleeschauwer et Gutt, partirent pour Londres. MM. Pierlot et Spaak devaient les rejoindre. C'est par l'Espagne, d'où ils durent finalement s'échapper, après avoir été sous liberté surveillée pendant deux mois, qu'ils gagnèrent Londres, soumise à d’intenses bombardements, le 22 octobre.

C'est donc un cabinet restreint, composé de quatre ministres seulement, qui représenta politiquement la Belgique du côté des alliés. En 1942. trois de leurs collègues échappés de Belgique vinrent renforcer l'équipe. Il s'agit de MM. Delfosse. De Schryver et Baltasar. Le gouvernement fut complété par l'adjonction de sous-secrétaires d'Etat. Il se consacra à la poursuite de la guerre contre l'Allemagne, déclara la guerre à l'Italie puis, un an plus tard, au Japon. Le 1er janvier 1942, il adhéra à la déclaration de Washington, au pacte des Nations Unies, tandis que les forces belges, regroupées en Angleterre et en Afrique, combattaient sur divers fronts. M. Pierlot avait ainsi placé la Belgique dans le camp des vainqueurs. C'est le plus bel hommage qu'on puisse rendre à sa mémoire.

Le 9 septembre 1944. M. Pierlot et ses ministres posaient à nouveau le pied sur le sol belge libéré. Après avoir rendu compte de ses actes devant Ies Chambres. le gouvernement de Londres démissionnait le 22 du même mois. Le Prince Régent priait M. Pierlot de former une nouvelle équipe qui démissionna le 7 février 1945 pour faire place au premier cabinet Van Acker. A partir de cet instant, M. Pierlot se retira de la vie publique et ne sortit de sa retraite que pour justifier certaines des positions qu’il prit durant les années de guerre, et qui furent soulevées à diverses reprises lorsque Ie problème royal entra dans sa phase aiguë.

Le défunt avait été anobli le 16 février 1946 : le titre de comte lui avait été décerné par le Prince Régent. Il était titulaire de plusieurs distinctions honorifiques. Il était notamment commandeur de l'Ordre de Léopold, officier de l'Ordre de la Couronne, Croix de guerre, Croix du feu, de l'Yser, Grand-Croix de la Légion d'honneur et d'autres dorres belges et étrangers.

* * *

Un message de M. Spaak

Voici le texte d'un message de M. Spaak, ministre des Affaires étrangères, diffusé vendredi à la l'occasion du décès de M. Pierlot :

J'ai beaucoup de peine à dominer mon émotion. J'ai vécu avec M. Pierlot les heures les plus difficiles et les plus dramatiques de ma vie politique : la guerre et l'après-guerre, e t je puis, avec certitude, porter tout de suite le jugement que portera sur lui l'histoire impartiale. Il était un homme devoir et de caractère. Il a rendu à son pays, dans des heures tragiques, des services exceptionnels, et dans une retraite injustifiée, il a montré la plus parfaite dignité. Pour ceux qui ont travaillé à ses côtés, Il était un exemple de droiture et d'honnêteté. Aux moments les plus difficiles, à l'heure des grandes décisions, on était sûr qu'étant avec lui, on ne pourrait rien faire de contraire à l’honneur, et que la route qu'il choisirait serait toujours celle du devoir hautement conçu. Il faut que la Belgique se rende compte qu'elle a perdu aujourd'hui un homme d'Etat d'une rare qualité, un patriote irréprochable, un homme dont elle a le droit et le devoir d'être fière.


(Extrait du Soir, du 17 décembre 1963)

Faits et opinions. Le comte Pierlot

Bien des cœurs sont aujourd'hui en deuil. Le pays vient, en effet, de perdre un de ses grands serviteurs, le comte Hubert Pierlot. Certes, l'histoire d'une nation n'est pas seulement celle de ses hommes d'Etat. Les problèmes qui se posent à eux résultent de conditions et de circonstances que, souvent, ils ne peuvent ni prévoir, ni prévenir. Encore y a-t-il la manière de les résoudre, et elle leur appartient. L'influence d'une forte personnalité se fait alors sentir, car, sans elle, bien des choses ne se seraient pas produites ou elles se seraient passées autrement. Tel est le sort des personnages tel fut celui de historiques ; M. Hubert Pierlot.

L'homme était d'une nature exceptionnelle. II l'avait tout de suite prouvé lorsqu'en 1914, il s'engagea comme volontaire. Le sait-on ailleurs que parmi ses compagnons qui le virent alors à l’œuvre ? Ce tempérament pondéré, pacifique et même volontiers timide fut un patrouilleur d'une audace extraordinaire, qu'aucune mission, si dangereuse fût-elle, jamais ne rebutait, que l’on crut, à plus d'une reprise, voué au sacrifice suprême et qui n'en réchappait qu’à force de courage tranquille et de calme détermination.

On l'a dit distant : seuls ont pu le croire ceux qui l'ont mal connu. Certes, appliqué depuis toujours à se maîtriser, puisant dans une intense spiritualité intérieure de quoi donner à sa conduite les perspectives profondes nécessaires à toute vie véritablement pleine, il détestait ce désordre déboutonné que l’on tient trop souvent pour démocratique et n'avait pas ce liant facile grâce auquel l'amitié se galvaude et dégénère en cette camaraderie qui, disait Robert de Jouvenel, n'est ni sympathie, ni confiance. Sa réserve, toutefois, n'avait rien de guindé ; elle n'était ni orgueil, ni indifférence. Mais simplement cette distinction de bon pris et sans pose, qui donne son cachet à une personnalité supérieure et fait qu'on apprécie tellement ses marques d'estime et de considération. Nombreux sont ceux qui pourront l’assurer : il fut, pour ses anciens compagnons d'armes, d’un dévouement exemplaire : jamais il ne laissa sans réponse l'appel des malheureux qui s'adressèrent à lui : et s'il fut, pour ceux qui eurent l'honneur de travailler à ses côtés. Le plus sévère et le plus exigeant des « patrons », il fut aussi le plus délicieux, le plus malicieux, le plus spirituel et le plus accueillant des compagnons. C'est sur un ton plaisant qu'il abordait les sujets les plus importants : son ironie, pour être plus souvent indulgente, n'en décelait pas moins, et avec quelle fine perspicacité, le comique des gens et des situations. Qualité suprême : il savait se taire et écouter. Il avait pour ceux qui l'entouraient des attentions charmantes et qui les remplissaient de confusion. Il mettait, dans ses observations, une délicatesse de sentiment et une justesse de ton qui rendait attentifs ceux à qui étaient destinées. Mais il était aussi la pudeur même. Et parce qu'il fut discret et que tant d'autres, hélas ! le sont infiniment moins, il fut souvent sous-estimé. Il fallut de grands moments - M. Spaak l'a dit en termes fort nobles et très émouvants pour que s'ouvrent les yeux de ceux qui, jusqu'alors, l'estimaient sans l'apprécier suffisamment.

* * *

Machiavel - qui s'y connaissait - a dit que pour juger de la véritable nature d'un homme d'Etat, il suffit de connaître les collaborateurs dont il s'est entouré. Si ce sont des personnes éminentes ct fidèles, c'est un sage, car il faut de la sagesse pour avoir su choisir et s'attacher des hommes de valeur.

Qu'on interroge ceux qui eurent le privilège de travailler avec le comte Pierlot. Non seulement Camille Gutt, Auguste De Schryver et Paul-Henri Spaak, ses bons et solides amis ; mais ses collaborateurs plus proches : les trois André : André De Staercke, André Molitor et André Vaes, Pierre d'Ydewalle, Daniel Ryelandt et tant d'autres qui à l'Agriculture, à l'Intérieur, à la Défense nationale ou dans les services du Premier ministre furent à ses côtés... Tous, à travers vents et marées, lui restèrent attachés ; tous, aujourd'hui, le pleurent et vénèrent sa mémoire. Car il possédait cette essentielle vertu du chef qui est de faire confiance, de confier des responsabilités, d'apprécier un travail bien fait et d'être ouvert aux suggestions comme aux mises en garde.

* * *

Sa conscience professionnelle était proverbiale. Comme avocat, n'abandonnant un dossier qu'après l'avoir fouillé dans ses recoins les plus secrets ; comme parlementaire, d'une assiduité exemplaire et d'une capacité de travail fréquemment mise à contribution ; comme homme d'Etat enfin. Quand l'histoire se remémorera sa physionomie d'homme public, elle retiendra ses traits les plus saillants : le courage, le sens du devoir, la puissance inflexible de la volonté. Il concevait la politique comme un sacerdoce. Servir toujours ; se servir, jamais. Des personnes qui l'avaient beaucoup fréquenté, d'autres qui avaient été ses clients faillirent se brouiller avec lui, parce que, devenu ministre, il refusa de les traiter autrement que l'ensemble de ses administrés. Le respect d'autrui, la justice à chacun, la défense rigoureuse du patrimoine de l'Etat (un membre de son gouvernement, brave homme par surcroît, en fit un jour la triste expérience) et la loyauté dans ses relations furent à la base de son comportement. C’est la raison pour laquelle, tel un Robert Schuman, cet homme, dont seules les apparences étaient froides, avait gardé, après tant d'années d'exercice du pouvoir, après tant d'années d'avanies et de déceptions, une fraîcheur d'âme qu'eussent pu lui envier bien de nos modernes adolescents. II se décidait lentement, mesurant minutieusement toutes les possibilités d'action, pesant soigneusement le pour et le contre. Une fois sa résolution prise, rien ni personne n'aurait pu l'empêcher de l'exécuter. Courageux, aucun obstacle ne l'arrêtait : tenace, il reprenait sans cesse ses efforts pour parvenir au but qu'il s'était assigné. Il savait aussi que la patience a ses héroïsmes, autant et parfois plus que la hardiesse et la témérité. Il s'astreignait alors à ne rien brusquer, renonçant à un succès hâtif dans l'attente d'une réussite plus complète. On a voulu faire de lui un obstiné. L'obstiné est celui dont la volonté se cramponne à une décision irréfléchie et qui y persiste d'une manière déraisonnable. Hubert Pierlot ne voulait jamais pour le seul plaisir de vouloir ; au contraire des obstinés, il savait toujours pourquoi il voulait.

* * *

Les grandes épreuves de sa carrière se placent entre 1939 et 1946. Déjà, comme président du parti catholique, il lui avait fallu résister au rexisme et à ce qui fut, pour un temps, son immense pouvoir d'attraction. Puis ce furent l'invasion, le passage en France puis en Espagne, l'arrivée en Angleterre t e reste. Par trois fois au moins, en trois grandes circonstances, M. Pierlot sauva le pays, son honneur, ses institutions et sa colonie. En mai 1940, quand il décida de continuer la lutte ; à Limoges quand, presque seul à garder son sang-froid dans une atmosphère dangereusement excitée, il refusa de laisser proclamer la république ; enfin, en août 1940, quand il prit la décision qui mit la Belgique du côté des vainqueurs. S'il n'eût tenu qu'à lui, Léopold III fut remonté sur le trône. Mais il partagea avec Achille Van Acker, qui lui aussi y était décidé, le tragique destin de n'y point réussir.

Eût-il appartenu à un autre parti qu'il eût été honoré, unanimement, comme un des sauveurs de la patrie. Faute d'être d'accord avec le sien, le Premier ministre de la Belgique en guerre et qui l'avait gardée dans le camp de l'honneur et de la victoire fut en butte aux sarcasmes, aux injures, aux calomnies de la pire espèce. Il exposa un jour les faits, dignement et sobrement, ct ce fut tout : jamais il ne répondit, jamais il ne polémiqua. Non pas qu'il fut indifférent. Au contraire, ceux qui s'abaissèrent à user de certaines armes pour l'atteindre dans sa personne et même parfois dans celle de ses enfants, le firent cruellement souffrir. Mais s'ils parvinrent à le blesser, ils ne réussirent pas à le troubler. II avait couru trop de risques, affronté trop de périls, assumé trop de responsabilités, vu de trop près certains aspects de la nature humaine pour ne point mesurer à leur juste valeur aussi bien les attaques dont il était l'objet que ceux qui en étaient les auteurs.

Cet homme qui s'était ruiné au service de l'Etat, dont deux fils étaient morts en Angleterre, qui avait perdu son beau-frère dans une mission accomplie pendant la guerre et qui avait pris les décisions qui, en définitive, étaient les bonnes, cet homme abandonna alors les intrigues, les suspicions et les malveillances de la vie politique pour se cantonner dans une retraite dont à aucun moment il ne sortit. Ni pour protester, ni pour se plaindre, ni pour rappeler de n'importe quelle manière la noire ingratitude dont il était l'objet, une des plus extraordinaires qu'aura jamais enregistrées, hélas ! l'histoire de notre pays. En ces dernières années, il avait réussi à chasser l'épisode de son esprit, puisant dans sa foi chrétienne. qu'il avait fervente et lucide, les aliments de sa sérénité. Il s'en est allé apaisé, confiant dans la justice de Celui qu'on n'abuse pas, laissant après lui une épouse admirable qui, partageant ses peines et ses soucis, l'avait puissamment aidé à les surmonter.

Il a voulu partir seul vers cette terre ardennaise qu'il a tant aimée. loin des pompes humaines et des honneurs officiels. Que les honnêtes gens aient pour lui une pensée reconnaissante. Ils peuvent, en effet. en être assurés : ce grand patriote l'a bien méritée.

Marcel GREGOIRE


Voir aussi :

1° L’article très documenté sur le biographie d’Hubert Pierlot sur Wikipedia (consulté le 14 avril 2026)

2° UGUEUX W., Pierlot, Hubert, dans Biographie nationale de Belgique, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1977, col. 704-714

3° Sur le présent site, la série d’articles d'Hubert Pierlot parus dans le journal Le Soir en 1947, relatifs aux événements de l’année 1940 qui sont à l’origine de la Question royale (à venir)