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Hoste Julius (1884-1954)

Portrait de Hoste Julius

Hoste Julius, Pierre (indéterminée)

né en 1884 à Bruxelles décédé en 1954 à Bruxelles

Ministre (instruction publique-sciences et arts) entre 1936 et 1944

Biographie

(Extrait du Standaard, du 3 février 1954)

Maandagavond overleed, wel zeer onverwacht, in zijn woning te Brussel, dhr Julius drager van een naam, die eenmaal een grote klank had in de geschiedenis van de Vlaamse Beweging en die langs zijn verspreid en, wel zeer gematigd, maar toch goed Vlaams blad Het Laatste Nieuws het zijne er toe heeft bijgedragen om de volkslagen in Vlaanderen Vlaams te helpen bewaren.

Dhr Hoste was voor liberaal senator voor Brussel sedert 1949.

In de regeringen Van Zeeland en Janson was hij van 1936 tot 1938 minister van Onderwijs en als dusdanig stichtte hij in 1938 de Koninklijke Vlaamse Academie voor Wetenschappen, Letteren en Schone Kunsten.

Hij was voorzitter van het Comité voor Belgisch-Nederlands-Luxemburgse toenadering, ondervoorzitter van het Centrum van Onderzoek voor de nationale oplossing der sociale, politieke en juridische vraagstukken in het Waalse en Vlaamse gedeelte van het land (Commissie Harmel) en beheerder van het Europa-College te Brugge.

Hij was in 1935-36 voorzitter van de Algemene Belgische Persbond en voorzitter van de Brusselse afdeling van deze bond. Hij was gedurende vele jaren lid van de technische commissie van heb agentschap Belga.

Dhr Hoste was eveneens lid van de Rotary Club, van het bestuur van het Willemsfonds, van de Pen Club en van het hoofdbestuur van het Belgische Rode Kruis. Hij was ere-voorzitter van de Koninklijke Bond der Vlaamse Toneelverenigingen.

Van het felle strijderstemperament van Vader Hoste had de aflijvige niet veel geërfd, maar toch is hij zijn leven lang trouw gebleven aan de Vlaamse traditie van zijn familie.

Een strijdende figuur is hij nooit geweest, maar hij had een zeer vredelievende en humane inborst. Zijn personeel verliest in hem een zeer nobele en sociaalvoelende werkgever. Heel wat getroffen Vlamingen heeft hij, bescheiden en dienstvaardig ais hij was, gesteund en voortgeholpen.

Ons blad biedt aan zijn geachte familie en tevens aan de collega's van Het Laatste Nieuws zijn christelijk rouwbeklag aan.


(Extrait du Soir, du 3 février 1954)

M. Julius Hoste, propriétaire et directeur du journal Het Laatste Nieuws, ancien ministre et sénateur libéral est décédé inopinément, lundi soir, à Bruxelles. II était âgé de 69 ans. Quelques heures avant sa mort - il était resté chez lui, ne se sentant pas très bien, il se tenait encore en relation avec son journal. C'est, dans la soirée, que, saisi d'un malaise, il fit appeler un médecin. Mais quand celui-ci arriva, M. Hoste avait déjà succombé, terrassé par une rupture d'anévrisme.

Julius Hoste était né à Bruxelles en 1884. Il vécut Julius sa jeunesse dans le centre commercial de la vieille ville. Après avoir fait ses études à l'athénée de la capitale, il suivit les cours de l'Université Libre de Bruxelles, qu'il quitta avec le diplôme de docteur en droit.

Tout jeune, il se mêla activement à la vie de Het Laatste Nieuws fondé par son père, en 1888, se préparant ainsi à la direction d'un des plus importants journaux flamands du pays, à l'unité duquel il fut toujours profondément attaché.

Dès les débuts du mouvement flamand, il se montra partisan résolu des légitimes revendications de ceux qui parlaient la même langue que lui, mais il combattit dans ses rangs sans jamais se départir d'une fidélité raisonnée aux institutions nationales. Son attitude modérée et compréhensive lui permit d'exercer une influence apaisante et conciliatrice, surtout à l'époque où les dissensions linguistiques énervèrent le pays.

Ministre de l'Instruction publique, de 1936 à 1938, dans les gouvernements van Zeeland et Janson, Julius Hoste entrait ainsi dans la carrière politique sans, pour cela, négliger la direction de son journal. Parti pour Londres, au début de la deuxième guerre mondiale, le gouvernement Pierlot lui confiait le sous-secrétariat d'Etat à l'Instruction publique, charge qu'il conserva de 1942 à 1944. Elu sénateur en 1949, il devait voir ce mandat confirmé lors des élections législatives de 1950.

Membre assidu du Willemsfonds, Julius Hoste était également président du Comité de Rapprochement belgo-néerlando-luxembourgeois, vice-président du Centre de Recherche pour la solution nationale des problèmes sociaux, politiques et juridiques en régions wallonnes et flamandes (Commission Harmel) et administrateur du Collège de l'Europe à Bruges.

Il fut président de l'Association générale de la Presse belge en 1935-1936 et président de la section bruxelloise de cette association.

En 1938, Julius fonda l'Académie flamande des sciences, des Lettres et des Beaux-Arts. II était membre du Rotary Club. du Pen Club et du Comité central de la Croix-Rouge de Belgique, président d’honneur du Koninklijk Bond der Vlaamse Toneelverenigingen.

On lui doit de nombreuses publications : Geneva en Lausanne, De Hogere Doeleinden van de Vlaamse Beweging, Ons Land en de Vrede, Onze Binnenlandse Verhoudingen;Marnix en zijn tijd, Het Vredesprobleem, Onze Buitenlandse Politiek, De Internationale Spanning, Het Verruimd Liberalisme, etc.

Tous ceux qui ont connu Julius Hoste conserveront de lui le souvenir d'un homme accueillant et aimable, d'un conseiller sage, aux idées larges et aux vues généreuses, sur les problèmes Ies plus divers soumis à sa sagacité et à sa compétence. Sa perte sera douloureusement ressentie dans tous les milieux où il exerça une activité féconde, empreinte d'humanisme.

Nous adressons à la famille de Julius Hoste, à la direction et à nos confrères du Laatste Nieuws nos condoléances les plus émues.


(Extrait du Peuple, du 3 février 1954)

Julius Hoste qui disparaît à l'âge de 69 ans, après avoir déployé une grande activité politique et culturelle jusqu'à la veille de sa mort, a été le digne continuateur de l'œuvre de son père, qui mourut en 1933 à l'âge de 85 ans, et qui créa à Bruxelles le journal libéral flamand Het Laatste Nieuws.

Ce journal a été, de même, ta principale préoccupation du défunt. Directeur modèle, il ne se passait pas un jour que Julius Hoste n'examinât à fond aussi bien la présentation que le contenu de son journal. Dans les milieux flamands extrémistes, on lui reprocha depuis la première guerre mondiale, sa tiédeur au point de vue des réformes linguistiques. Mais le Laatste Nieuws ne cessa de mener sur ce terrain un combat loyal et éclairé, cherchant toujours la voie du juste milieu, inébranlable sur les principes du droit, tout en inculquant à ses lecteurs le respect de leur langue et de leur culture.

Lorsqu'on écrira l'histoire véridique du mouvement flamand, il faudra reconnaître que le Laatste Nieuws et ses deux premiers directeurs ont été parmi les artisans les plus fidèles et les mieux inspirés du redressement flamand en Belgique.

Tout comme son père encore, Julius Hoste fut pendant toute sa vie une des chevilles ouvrières de la grande œuvre d'éducation flamande, le Willemsfonds, qui a ses ramifications dans tout le pays et qui compte d'ailleurs d'innombrables socialistes parmi ses membres.

Julius Hoste fut le père nourricier d'une des trois grandes revues mensuelles flamandes, De Vlaamse Gids, qui paraît depuis trente-huit ans, dont il était un des rédacteurs et où il publia au cours des dernières années plusieurs études sur la position internationale de la Belgique.

Son activité politique se situa sur le plan intérieur aussi bien que sur le terrain de la Communauté européenne.

Elu sénateur en 1949, il avait été auparavant, de 1936 à 1938, ministre de l'Instruction publique. Son passage à ce ministère se caractérisa par la création des Conseils culturels wallon et flamand, et par celle de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique.

Ses nombreuses publications portent témoignage de ses activités larges et diverses. Nous y notons, en traduisant les titres de ses œuvres : Les buts supérieurs du Mouvement flamand, Marnix de Sainte-Aldegonde et son temps, Notre politique extérieure, La tension internationale ; La déclaration des Droits de l'Homme, Notre pays et la Paix, Une voix flamande en temps de guerre, etc...

La disparition de Julius Hoste provoquera un sentiment de triste consternation dans le pays flamand et particulièrement dans les milieux flamands de gauche.


Voir aussi : MANTELS R. – SIEBEN L., Hoste, Julius (jr.), sur le site de la Digitale Encyclopedie van de Vlaamse beweging (consulté le 23 avril 2026)