Hellebaut Albert, Joseph, Jacques, Jean, Népomucène (indéterminée)
né en 1868 à Malines décédé en 1951 à Woluwe-Saint-Lambert
Ministre (guerre) en 1925.(Extrait du Vingtième Siècle, du 15 mai 1925)
Le général Hellebaut est un militaire de tradition et de vocation. Il est le fils de l'anxien ministre de la Guerre, à qui le Parlement d'alors réservait une sympathie aussi particulière qu'elle était justifiée.
Il a 57 ans.
Nous lui souhaitons de marcher sur les traces de son père. L'armée a grand besoin d’une direction éclairée et forte. Ce n'est médire ni de M. Devèze, ni de M. Forthomme, que de constater que de graves problèmes sont restés en suspens. La sécurité du pays exige qu'on les résolve et qu'il soit mis un terme à cet esprit d'hésitation, d'incertitude, pour ne pas dire de découragement, qui ronge l'armée.
Que le nouveau ministre de la Guerre; puisqu'il est de' l'armée et qu'il n'est pas homme de parti, s'attelle résolument à cette tâche. Et espérons que le Parlement ne lui marchandera pas le concours que réclament les intérêts supérieurs du pays.
<hr>(Extrait du Pourquoi Pas ?, du 7 novembre 1930)
La grande muette se fait bavarde
Les 5ème et 6ème régiments de ligne ont fêté, à Anvers, leur centenaire, très brillamment. Il y a eu un banqué, présidée par le lieutenant-général Hellebaut, commandant la 2ème circonscription militaire.
Curieuse et passionnante figure que celle de ce chef. Fils de ministre, le général détint lui-même, durant quelques jours, le portefeuille de la Défense nationale, dans l’éphémère gouvernement de M. Van de Vyvere. Le lieutenant-général Hellebaut, qui est, dans l’armée, un « avant-gardiste » a toujours été partisan de sérieuses réformes militaires. Il ne s’est d’ailleurs jamais départi de son franc-parler.
Comme il va prendre sa retraire, le général Hellebaut a profité de l’occasion pour dire une bonne fois tout ce qu’il avait sur le cœur. Et ce fut poignant. Le général résuma toutes les désillusions des anciens combattants et leur profonde amertume en face des civils que l’après-guerre a mis à l’avant-plan. Il définit en des termes d’une magnifique élévation le rôle du chef et conclut en ces termes :
« Quoi qu’il en soit, nous savourerons toujours cet immense orgueil de pourvoir marcher la tête haute au milieu de la foule dévorée par ses appétits matérialistes, et nous connaîtrons cette joie de provoquer, au milieu de cette tourbe, un scandale. »
Et, avant se rasseoir, le général dit à peu près : « Ceci est mon testament. »
Mais on croit, dans les milieux militaires, que la politique et les intérêts du pays solliciteront sous peu, dans sa retraite, le lieutenant-général Hellebaut.