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de t'Serclaes de Wommersom Théodore (1809-1880)

Portrait de de t'Serclaes de Wommersom Théodore

de t'Serclaes de Wommersom Théodore, Emile, Dominique, Charles, Ghislain catholique

né en 1809 à Bruxelles décédé en 1880 à Gand

Représentant entre 1847 et 1857, élu par l'arrondissement de Sant-Nicolas

Biographie

(Extrait de : M.-A. PARIDAENS, dans «Biographie nationale de Belgique, t. XLI, 1979, col. 778-780)

T'SERCLAES de WOMMERSOM (Théodore - Emile - Dominique -Charles- Ghislain, comte de), fonctionnaire et député catholique, né à Bruxelles le 28 août 1809, mort à Gand le 25 mai 1880.

Fils de Jean- François-Ghislain de t'Serclaes de Wommersom et de Marie-Catherine van der Gote de Metz Blanc Bois. Il épouse, à Verviers, le 2 juillet 1840, Anne-Marie de Biolley.

Il fait ses études auprès de son père et se présente à l'examen final de rhétorique au Gymnase de Louvain où il est reçu summa cum laude (1825). Il poursuit des études de droit à Louvain et Gand où il termine son doctorat (1834).

Officier de la garde bourgeoise et commandant d'un corps de volontaires,. au cours de la révolution de 1830, il participe à l'occupation de la caserne de Louvain (2, 3 et 23 septembre) et aux escarmouches aux portes de Malines, où il est blessé, et à Tirlemont. Au cours de la campagne des Dix-Jours, il commande des sections de garde bourgeoise en Brabant et à Namur.

Fonctionnaire, il est commissaire d'arrondissement à Louvain, d'abord ad interim (1830-1831), puis définitivement (1831-1835), à Bruxelles (1835-1837), gouverneur de la province de Limbourg (1857 -1871) et de la province de Flandre orientale (1871-1879) et secrétaire général du ministère des Affaires étrangères (1837-1847). Il se fait décharger de cette dernière fonction, sa santé ne lui permettant pas de la cumuler avec son mandat parlementaire. A sa demande, il est nommé envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire en reconnaissance des services qu'il a rendus au corps diplomatique en acceptant des missions à Vienne et auprès de divers souverains allemands.

Lors de la campagne électorale de 1841, il parcourt les campagnes pour inciter les bourgmestres à faire voter leurs administrés pour les candidats du ministère Nothomb. L'année suivante, la démission du prince de Chimay, gouverneur de la province du Luxembourg, lui donne l'occasion de poser sa candidature à ce gouvernement provincial, à la demande des Luxembourgeois qui désirent un administrateur paternel. Modéré et intègre, il pense y être utile au roi et au gouvernement. Gouverneur de provinces, il s'intéresse aux travaux publics, à l'agriculture, à l'enseignement artistique, à l'assistance publique, aux moyens de transports et aux finances communales. .

Il fut également bourgmestre de Wommerson (1856-1858).

Mandataire, il est membre du Conseil Provincial du Brabant, représentant le canton de Lennik-Saint-Martin (1836-1846), membre de la Chambre des représentants, député de l’arrondissement de Saint-Nicolas (1847-1857). Il y est le rapporteur de deux projets de lois, l'un relatif à la séparation des communes de Doel et de Kieldrecht (1853), l'autre aux contestations surgies lors du paiement de la prime à la construction du navire « Président Schimmelpenninck » (1854) et du budget des Travaux Publics (1857). Lors de la discussion de la loi sur l'enseignement supérieur (1849), il prend la défense de la langue flamande en tant qu'instrument de culture.

Il est fait comte en 1856.

Il est membre d'honneur de la société théâtrale « De Wijngaerd» à Bruxelles (1849) et membre du Conseil héraldique (1852).