Pirard Louis, Henri, Joseph socialiste
né en 1868 à Verviers décédé en 1948 à Liège
Représentant 1904-1913 et 1914-1921 , élu par l'arrondissement de Verviers(Extrait de La Meuse , du 16 septembre 1948)
La mort de M. Louis Pirard
La triste nouvelle s’est répandue en ville, mercredi, affectant profondément les innombrables amis et connaissances de l'ancien gouverneur de la province de Liège.
Né à Verviers le 2 mars 1869, il partagea sa vie entre la Cité des Laines et la Cité Ardente.
Après de brillantes études à l’athénée de Verviers et à l’Université de Liège. M. Louis Pirard s'inscrivait. en 1892, au Barreau de Verviers.
D’abord nommé conseiller communal de sa ville natale. il était bientôt appelé à la Chambre des Représentants par un vote unanime du P. O. B. Il resta, député de 1904 à 1921 pour passer ensuite au Sénat, en 1921, charge qu'il cumulait avec celle d'échevin de l'Instruction publique.
Le 27 mai 1927, le roi Albert appelait Louis Pirard aux importantes fonctions de gouverneur de la province de Liège, nomination qui recueillait une sympathie unanime de l’opinion.
Louis Pirard était le premier gouverneur de province socialiste ; il exerça ces hautes fonctions jusqu'en 1937.
Les interventions les plus marquantes de M. Louis Pirard au sein du Conseil provincial furent, certes, les discours magistraux qu'il prononça lors de l’ouverture des sessions ordinaires de cette assemblée.
Il convient également de rappeler ici les émouvants discours que prononça le gouverneur Louis Pirard, en 1934, à l'occasion du décès de S. M. le roi Albert.
Passionné d'art et de littérature, de philosophie et de sociologie, M. Pirard occupa toujours le peu de loisirs que lui laissèrent ses absorbantes fonctions, à étudier, fouiller les bibliothèques, donner des conférences.
Président du Comité provincial des correspondants de la Commission royale des Monuments et Sites, M. Pirard ardent défenseur des beautés naturelles, architecturales et folkloriques de notre province.
Dans cet ordre d’idées, est-il superflu de faire, en cette brève note, allusion à l’amour tout particulier que M. Pirard voua à nos hautes Fagnes, régions âpres mais qui exercent sur une élite d’hommes, savants et poètes, une irrésistible attention.
Fagnard de vieille souche. Le défunt gouverneur parcourait encore il n’y a pas bien longtemps les fagnes de Solwaster et de la Verquée avec ses deux inséparables MM. Alphonse Ptit et Jean Wisimus.
M. Louis Pirard avait occupé avec talent des chaire à l’Université dy Travail de Charleroi et à l’Université de Bruxelles.
Le pays avait reconnu les hauts mérites de ce citoyen d’élite.
M. Louis Pirard avait été élevé au grade de Grand Officier de l’ordre de la Couronne, de Commandeur de l’ordre de Léopold, de Commandeur de la Légion d’honneur.
A pu d’hommes, on a reconnu autant de qualités qu’au regretté défunt.
Esthète accompli, grand homme de science, fin lettré, homme politique d’une intégrité absolue, il restera un modèle de « vir bonus. »
(Extrait de La Wallonie, du 16 septembre 1948)
Mercredi matin. nous avons appris le décès de Louis Pirard, premier gouverneur socialiste de Liège. né à Verviers, le 2 mars 1868.
A la fois fin lettré et défenseur de la clase ouvrière, il partagea sa vie entre ces deux passions.
C'est ainsi qu'après des études à l'Athénée de Verviers et à l'Université de Liège, il se fit inscrire au barreau verviétois en 1892. Mais bientôt, il s’intéressa à la politique d'émancipation de l’ouvrier et devint conseiller communal.
En 1904, il entra à la Chambre et y défendit la cause socialiste jusqu'en 1921, date à laquelle il devint à la fois sénateur et échevin de l'Instruction publique et des Beaux-Arts de Verviers. Le 24 mai 1927, le roi Albert l’appela aux fonctions de gouverneur de Liège. Il était le premier socialiste à occuper ce poste et il ne le quitta qu'en 1938 lorsqu'il eut été frappé par la limite d'’âge de 70 ans.
Il professa à l’Université du Travail de Charleroi et à l'Université Nouvelle de Bruxelles et était porteur de plusieurs distinctions honorifiques : Grand officier de l'Ordre de la Couronne, Commandeur de l'ordre de Léopold, Commandeur de la Léon d'honneur, titulaire dès 1892 de la médaille commémorative du centenaire.
Ses interventions au Conseil provincial sont mémorables.
Parmi ses discours d'ouverture des sessions ordinaires. nous citerons : l'Enseignement professionnel, l’Education populaire, la Contribution de la province dans l'exposition de 1930., le Centenaire de l'Indépendance, l'Exposition Internationale de Liège en 1930, la Protection des monuments et des sites, le Centenaire de la loi provinciale.
Passionnément épris d'art et de la littérature, nous l’avons dit, il passa de nombreuses heures de loisirs dans les bibliothèques, donna de multiples conférences ouvrières, sous les auspices de « La Semeuse », présida le comité provincial des monuments et des sites et fut un défenseur acharné des Hautes Fagnes avec deux inséparables, feu Alphonse Petit et Jean Wisimus.
Le Parti socialiste perd en lui un militant dévoué et La Wallonie présente à la famille du disparu ses condoléances émues.
Voir aussi : JORIS F., PIRARD Henri, Louis, Joseph, sur le site du Maitron (consulté le 3 janvier 2026)