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Pil Auguste (1857-1920)

Portrait de Pil Auguste

Pil Auguste, Amand catholique

né en 1857 à Pollinchove décédé en 1920 à Furnes

Représentant 1900-1920 , élu par l'arrondissement de Furnes-Dixmude-Ostende

Biographie

(Extrait de LIVRAUW F., Le Parlement belge en 1900-1902, Bruxelles, Société belge de Librairie, 1901, p. 231)

August PIL

Représentant catholique pour l’arrondissement de Furnes-Dixmude-Ostende, né à Pollinchove le 7 janvier 1857

Avocat avoué et juge suppléant au tribunal de première instance de Furnes. – Fit ses humanités au Collège épiscopal de Furnes et son droit à l’Université catholique de Louvain : reçu docteur le 26 juillet 1881. – Nommé avoué le 26 décembre 1883 et juge suppléant le 29 juin 1885. – Secrétaire de l’Association conservatrice, vice-président de l’Association catholique pour la défense des intérêts de l’arrondissement et président de la « Burgersgilde » de Furnes. – Conseiller communal de Furnes depuis 1884, nommé échevin le 22 juillet 1886. – Siégea au Conseil provincial de la Flandre occidentale pour le canton de Furnes de 1898 à 1900. – Elu membre de la Chambre le 27 mai 1900.


(Extrait de La Patrie [de Bruges], du 7 février 1920)

La Patrie tient à s'associer à l'hommage rendu, mercredi dernier. par la Chambre des représentants, à la mémoire du très regrette M. Pil, un des hommes les plus méritants de la Flandre catholique.

Devant la Chambre debout, M. le président Brunet a retracé sa carrière, en termes excellents, que nous reproduisons d'après l' Analytique.

M. Pil, qui représentait, dans cette Chambre, l’arrondissement de Furnes- Dixmude-Ostende, était également bourgmestre de la glorieuse ville de Furnes.

Cette charge municipal, il la devait sans doute à l'affection de ses concitoyens, mais elle lui fut conférée surtout à raison de l'admiration et de la reconnaissance qu’inspirèrent à tous la bravoure, la ténacité el le dévouement dont notre collègue ne cessa de faire preuve aux moments périlleux el tragiques que Furnes traversa durant la guerre.

Il y a huit jours, M. le président de la République, réalisant une touchante pensée, vint remettre à la ville de Furnes la Croix de guerre que la France lui avait décernée à raison de l’héroïsme el de l'intrépidité qu’elle avait montrés.

La fatalité fit qu’à l'heure même où cette émouvante cérémonie eut lieu, le mal qui, en peu de jours, devait avoir une action fatale, terrassa notre regretté collègue.

Je voudrais que l’hommage que la Chambre est unanime à rendre à la mémoire de M. Pil apportât aux siens tout à la fois le témoignage de la sincère admiration suscita sur tous les banc de cette Chambre la conduite vaillante du collègue dont nous déplorons la perte et l’expression de la profonde sympathie que tous éprouvaient pour lui.

M. Pil était membre de cette assemblée depuis de longues années. Il fut élu pour la première fois en 1900.

Depuis lors, ses concitoyens renouvelèrent constamment le mandat qu'ils lui avaient donné.

M. Pil prit à nos travaux une part qui, sans attirer l'attention du public, fut active, souvent efficace, toujours utile.

Il intervint surtout dans les débat qui intéressaient les populations qui lui avaint donné leur affection et leur confiance.

M. Pil était un modeste et un timide. Il n’aimait ni le bruit ni l’apparat. Il avait avant tout le dessein de servir efficacement les intérêts dont il avait assumé la charge. Il avait en vue le résultat utile à obtenir, négligeant l’effet à produire. Il occupait au barreau de sa ville, une situation distinguée faite de la considération et de l’attachement qu’il avait su inspirer à ses concitoyens.

A la Chambre, son aménité, sa droiture et sa loyauté firent qu'Il était entouré de l’estime cordiale de tous.

Durant sa longue carrière parlementaire, il se montra toujours d’une courtoisie extrême et d’une réelle bienveillance.

Au nom de tous les membres de la Chambre, j’adresse à la famille de notre honorable collègue l’affirmation de nos regrets et l’expression émue de nos vives condoléances.