Peten Clément, Martin, Joseph libéral
né en 1866 à Roosbeek décédé en 1929 à Louvain
Représentant 1904-1912 et 1914-1921 , élu par l'arrondissement de Hasselt(Extrait de L’Etoile Belge, du 27 février 1929)
M. Clément Peten, bourgmestre de Velm (Limbourg) , ancien député libérai et l'un des éleveurs de chevaux de Belgique, a été foudroyé, mardi, à 6 heures du matin, par une embolie, dans une Clinique de Louvain, où il avait été transporté à la suite d’un grave accident d’auto.
Le mercredi 6 février dernier, vers 11 heures du matin, l'auto de M. Peten avait dérapé à trois kilomètres de Louvain, sur le pavé couvert de verglas et s’était jetée contre un arbre. M. Peten avait eu trois côtes brisée et était soigné depuis lors à Louvain. Son état paraissait très satisfaisant et il a été emporté alors qu’on se préparait déjà à lui faire fête à son prochain retour à Velm.
M. Peten avait été élu membre de la Chambre des représentants en 1904. Ce fut le premier député libéral du Limbourg depuis 1830 et son dévouement à la chose publique fut toujours remarquable.
Sa brusque disparition en pleine force, à 60 ans, constitue pour le Limbourg entier, où jamais aucun homme ne fut plus populaire une perte très sensible.
(Extrait du De Gentenaar, du 27 février 1929)
M. Clement Peten, burgemeester van Velm, oud liberale volksvertegenwoordiger voor Limburg, is overleden in eene kliniek te Leuven alwaar hij eene celkundige operatie had ondergaan, gevolg van een auto-ongeval veroorzaakt door de gladheid.
M. Peten werd volksvertegenwoordiger gekozen in 1904 en was het eerste liberaal Kamerlid voor Limburg sedert 1830. De aflijvige die ook een onzer grootste paardenfokkers was, had den ouderdom bereikt van 60 jaren.
(Extrait du Pourquoi pas ?, du 3 janvier 1947)
Paul Neven, qui vient de mourir à Tongres à l'âge de 76 ans, occupait une des importantes études de notaire du Limbourg depuis 1899, soit depuis près d'un demi-siècle, succédant à son père, en charge lui-même durant de nombreuses années. Il avait été élu député libéral en 1908, le second de cette sorte en Limbourg après Clément Peen, élu lui-même par l'arrondissement de Hasselt en 1904. Neven avait fait d'abord un stage de quatre ans au Conseil provincial du Limbourg, où il était entré en en balayant le président, vieux Tongrois très considéré que son jeune et bouillant concitoyen avait désarçonné du premier coup. Peten et Neven représentèrent longtemps de conserve au Parlement, et avec quelle prestance, quel cran, le libéralisme limbourgeois auquel la découverte du bassin houiller de la Campine paraissait assurer de belles destinées. Ils étaient de la lignée des Dr Persoons, Adolphe Buyl, Georges Rens, César Vandamme, Dr. De Jaegher, etc., qui tous avaient conquis leurs sièges à la force du poignet et dont le dernier représentant, M. le Alfred Amelot, semble occuper une position définitive.
Ce furent des précurseurs. Démocrates avant la lettre, d’une sincérité et d'un dévouement comme il ne s'en rencontre plus guère, ils militèrent avant tous autres pour les lois ouvrières : limitations des heures de travail, minimum de salaires, pensions de vieillesse, pour l'instruction obligatoire., le service personnel et ce suffrage universel dont ils devaient être plus ou moins les premières victimes. Seuls ceux qui les ont secondés depuis le début - et ils deviennent rares aussi hélas ! - savent ce que ces valeureux soldats d'une noble idée dépensèrent d'énergie et... d'argent pour assurer leurs élections dans ces campagnes du plat pays flamand figées dans leur immobilisme ou comme gelées dans l'indifférence. Les tournées électorales - les premières en auto - se heurtèrent aussi parfois à une hostilité féroce. Les populations armées de gourdins, de pierres ou de briques n'hésitaient pas à en faire usage parfois quand leur excitation avait été poussée au paroxysme. Ces lutteurs se distinguaient généralement cependant par leur bonne humeur, leur esprit de tolérance, et leur respect des convictions, leur dévouement à ceux, de plus en plus nombreux, qui leur demandaient secours, sans jamais se soucier de leurs opinions, ni de leurs origines. C'est là le secret de la popularité de bon aloi dont les Peten et les Neven jouirent rapidement et qui fait qu'aujourd'hui encore, dans les coins les plus reculés de la province, on retrouve la trace vivace de sympathies semées à plein vent, même avant l'autre guerre.