Pépin Louis, Philibert socialiste
né en 1861 à Angre décédé en 1948 à Pâturages
Représentant 1901-1932 , élu par l'arrondissement de Mons(Extrait du Soir, du 6 décembre 1938)
Dimanche matin est mort à Pâturages, à l'âge de 79 ans, M. Louis Pépin, bourgmestre socialiste de la localité, ancien député de l'arrondissement de Mons.
Le défunt fut élu conseiller communal de Pâturages le 17 novembre 1895. Depuis, il a siégé sans interruption au conseil pour remplir les fonctions de premier échevin pendant vingt-trois ana et ceindre l'écharpe de bourgmestre, pour la première fois, le 26 mars 1919 et occuper ce poste jusqu'à sa mort.
Pendant la guerre, M. Louis Pépin fut arrêté, le 2 octobre 1915 , par les Allemands, pour avoir aidé des soldats français et anglais à rejoindre le front après le siège de Maubeuge. -II fut gardé au secret dans la prison de Mons jusqu'au 29 février 1916, date à laquelle il fut relâché moyennant le paiement d'une amende' de 3,000 marks. Pour le même motif, son fils avait été condamné à 15 ans de travaux forcés.
M. Louis Pépin fut élu membre suppléant de la Chambré des Représentants aux élections de 1900 et proclamé effectif en remplacement de M, Léon Defuisseaux, décédé. Le défunt signa plusieurs propositions de lois visant notamment la limitation de la journée de travail de agents de chemins de fer et la désignation des bourgmestres par les conseillers communaux. Dans Borinage, il présida les comités d'habitations ouvrières, l'Union des Coopératives et la Caisse de secours mutuels des ouvriers mineurs de Pâturages. Il a créé plusieurs unions professionnelles d'ouvriers mineurs et a collaboré à plusieurs organes de la presse locale.
(Extrait du Peuple, du 6 décembre 1938)
Une lettre de Louis Piérard.
A l’occasion de la mort de Pépin, Louis Piérard, président de la Fédération socialiste boraine, vient d'adresser au fils du défunt une lettre de condoléances dont nous détachons ce qui suit .
« Certes au cours de ces dernières années. certains événements nous avaient amenés à nous séparer de lui. Mais nous ne perdons pas pour cela le souvenir des services que, pendant de longues années, il a rendus à la cause ouvrière et socialiste. »