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Moury Camille (1873-1924)

Portrait de Moury Camille

Moury Camille socialiste

né en 1873 à Dour décédé en 1924 à Dour

Représentant 1919-1924 , élu par l'arrondissement de Mons

Biographie

(Extrait de La Wallonie, du 8 février 1924)

On nous annonce la mort de Camille Moury.

Camille Moury meurt à 50 ans, terrassé en plein activité. C'était un fils du peuple. Ouvrier métallurgiste, il s'instruisit avec ardeur, fréquentant l’Ecole industrielle. Dès sa plus tendre jeunesse, il fut un militant socialiste dévoué, se dépensant sans compter pour la propagande, organisant tout d’abord les jeunes gardes socialistes et puis s'intéressant passionnément aux mutualités.

II fut, avec le regretté docteur Caty, la cheville ouvrière de la Fédération des mutualités socialistes du Borinage.

Elu député de Mons pour la première fois en 1919, il fut réélu en 1921. On l’aimait à la Chambre et dans le Parti pour sa rude franchise, bien boraine. Le Parti ouvrier perd un de ses meilleurs soldats.

Camille Moury était né à Dour ; le 23 juin 1873. Il était président de la Fédération des Métallurgistes du Borinage.


(Extrait du Peuple, du 7 février 1924)

Nous étions réunis au groupe parlementaire socialiste, mercredi matin, quand tout coup, un huissier vint m'apporter le texte d'une communication qui venait d'être faite téléphoniquement par notre ami Plumat, secrétaire de la Fédération socialiste boraine : Camille Moury était mort, à 9 heures du matin, a Dour !

Ce fut de la stupeur chez tous les camarades présent. « Un coup de massue », dit l'un. La nouvelle était d'autant plus impressionnante que la plupart de ceux qui étaient là ignoraient que le vaillant député ouvrier de Mons fût malade depuis quelques jours. L'autre soir, à Mons, comme je rentrais de voyage, des amis me disaient que Moury souffrait d'une érysipèle. Hélas ! cela s‘aggravait de complications du coté de la poitrine. Mais qui aurait pu prévoir un dénouement fatal aussi brusque ?

On nous annonce la mort de Camille Moury.

Camille Moury meurt à 50 ans, terrassé en plein activité. C'était un fils du peuple. Ouvrier métallurgiste, il s'instruisit avec ardeur, fréquentant l’Ecole industrielle. Dès sa plus tendre jeunesse, il fut un militant socialiste dévoué, se dépensant sans compter pour la propagande, organisant tout d’abord les jeunes gardes socialistes et puis s'intéressant passionnément aux mutualités.

II fut, avec le regretté docteur Caty, la cheville ouvrière de la Fédération des mutualités socialistes du Borinage, un des plus puissantes du pays, qui possède une polyclinique à Frameries et une clinique chirurgicale modèle à Baudour.

Elu député de Mons pour la première fois en 1919. Il fut réélu en 1921, investi chaque fois de la confiance de la classe ouvrière par un vaste poll d’abord, par le scrutin législatif ensuite. On l’aimait à la Chambre et dans le Parti pour sa rude franchise, bien boraine. Le Parti ouvrier perd un de ses meilleurs soldats. Nous adressons à sa veuve et à sa fille, qu’il chérissait, l’expression de nos sentiments de sincères condoléances.

L. P.


(Extrait du Journal de Charleroi, du 7 février 1924)

Un nouveau deuil frappe la Fédération Boraine. Depuis quelques jours le citoyen Moury, député de Mons, président de la F.R. et directeur de la Mutualité L’Avenir, était souffrant. Ses proches étaient loin de croire que le mal dont il souffrait était d’un caractère de gravité telle qu’il mettait ses jours en danger.

La nouvelle de sa mort, parvenue mercredi matin, a atterré tous ceux qui connaissaient le député borain.

Au cours de la semaine dernière, les docteurs lui avaient ordonné de garder la chambre. Notre ami s’était surmené au chevet de sa petite-fille, gravement malade.

Hélas, les soins attentifs d’une compagne dévouée, pas plus que la science des médecins qui le soignaient ne purent triompher du mal.

Moury meurt à l’âge de 50 ans, en pleine action, sans avoir pu donner à la classe ouvrière toute la mesure de son dévouement. Il a consacré le meilleur de son temps à la défense des travailleurs. Ancien ouvrier à l’arsenal de Cuesmes, il devint comptable de la Coopérative des socialistes réunis de Dour, au développement de laquelle il se consacra. Moury s’occupa du mouvement.

Tout récemment encore, au Congrès des Libres-Penseurs du Hainaut, à Charleroi, il prononça un discours enflammé. Chacun admirait l’énergie avec laquelle il défendait l’idéal libre-penseur, idéal dont il avait une large conception.

Jeune Garde avec Nicolas Souplit, Arthur Jauniaux, Jules Mathieu et tant d’autres, il devint par la suite directeur de la Fédération des Mutualités du Borinage et président de la Fédération des métallurgiques.

Le mandataire socialiste s’occupait encore des intérêts de la commune de Dour dont il était l’un des échevins.

Notre regretté ami avait succédé à la Chambre à Désiré Maroille, en 1921.

La Fédération boraine perd l’un de ses meilleurs guides.

Nous présentons à sa femme et à ses enfants l’expression de nos sincères condoléances.


Voir aussi : Camille Moury, sur le site Dour et sa folle histoire (consulté le 16 janvier 2026)