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Fieuillien Corneille (1872-1944)

Fieuillien Corneille catholique

né en 1872 à Molenbeek décédé en 1944 à Schaerbeek

Représentant 1918-1919 et 1921-1944 , élu par l'arrondissement de Bruxelles

Biographie

(Extrait des Annales parlementaires de Belgique. Chambre des représentants, séance du 22 septembre 1944. Eloge funèbre prononcé par le président de la Chambre des représentants, en hommage aux députés morts pendant le conflit mondial)

Au début de cette année, le 13 mars 1944, une mort brusque nous enleva un des membres les plus actifs et les plus méritants de notre assemblée, M. Corneille Fieullien, représentant catholique de l'arrondissement de Bruxelles. M. Fieullien débuta comme employé des postes et télégraphes ; il devint ensuite négociant. Mais il avait le sens inné de la politique et l'érudition que, par ses propres efforts, Il était parvenu à accumuler en matière législative était étonnante. Il se faisait remarquer par une présence constante à nos séances et une vigilance particulière dans la suite des débats. Il avait des convictions combatives, menait une vie austère, mais, en même temps, avait une sollicitude toujours eu éveil pour le bien public, qui imposait un grand respect.

Il se dévoua aussi, avec un zèle infatigable, à la bonne organisation de notre vie parlementaire comme secrétaire de la Chambre d'abord, et, ensuite, comme questeur, M. Fieullien a fait partie de la Chambre, depuis 1918 avec une courte interruption entre 1919 et 1921.

L'ampleur de ses activités comme auteur ou rapporteur de propositions et de projets de loi mériterait un exposé plus complet de son rôle parlementaire. Il se dépensa surtout dans l'intérêt des classes moyennes et de la défense nationale. C'est avec un profond regret que nous sommes privés de sa précieuse collaboration.

Sa mort fut elle-même un suprême hommage au pays. D'après des renseignements qui me furent donnés par un des chefs de la résistance, notre collègue entreprit le 10 mars 1944, un voyage dans le Luxembourg, dont il devait rapporter des renseignements précieux sur les défenses allemandes, après avoir fourni des fonds à nos réfractaires et combattants clandestins. Il fut contraint de revenir d'urgence le 13 et fut attendu par la gendarmerie allemande à sa descente du train à Schaerbeek. Son cœur a faibli sous le coup de l'émotion. Il fut, jusqu'à son dernier soupir, un admirable patriote.