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de Ghellinck d'Elseghem Jean-Baptiste (1867-1927)

Portrait de de Ghellinck d'Elseghem Jean-Baptiste

de Ghellinck d'Elseghem Jean-Baptiste, Joseph catholique

né en 1867 à Wannegem-Lede décédé en 1927 à Sint-Denijs-Westrem

Représentant 1900-1912 , élu par l'arrondissement de Audenarde

Biographie

(Extrait de LIVRAUW F., Le Parlement belge en 1900-1902, Bruxelles, Société belge de Librairie, 1901, p. 286)

Chevalier Jean-Baptiste de GHELLINCK d’ELSEGHEM, représentant catholique pour l’arrondissement d’Audenarde, né à Wannegem-Lede (Flandre orientale), le 18 septembre 1867

Avocat près la Cour d'appel de Gand, bourgmestre de Wannegem-Lede. - Fit ses études au Collège Notre-Dame, à Tournai, et à l'Université catholique de Louvain : conquit le diplôme de docteur en droit en 1889. - Elu conseiller communal de Wannegem-Lede le 15 septembre 1892, il fut nommé bourgmestre le 8 octobre suivant. – Siégea au Conseil provincial de la Flandre Orientale pour le canton de Cruyshautem de 1893 à 1900 ; exerça les fonctions de secrétaire du Conseil de 1894 à 1899. - Membre fondateur et ancien secrétaire du « Landbouwersbond van Oost-Vlaanderen », membre du Comité de patronage de l'arrondissement d'Audenarde, membre de la Commission administrative des maisons d'aliénés de l'arrondissement de Gand-Eecloo, président de la Fédération des Sociétés mutualistes de la Flandre orientale. - Secrétaire de l'Association catholique et constitutionnelle de Gand de 1892 à 1900. - Nommé membre de la Chambre le 27 mai 1900.


(Extrait de La Libre Belgique, du 24 février 1927)

Nous annoncions, il y a quelques jours. que M. le chevalier de Ghellinck d'Elseghem, le sénateur bien connu, était gravement malade. Il a, hélas ! succombé hier. mercredi.

Le regretté défunt avait appartenu à la Chambre, comme représentant d’Audenarde, de 1900 à 1912. Il passa ensuite au Sénat, élu par le conseil provincial de la Flandre Orientale. De 1893 à 1900, il avait fait partie du conseil provincial de la Flandre Orientale, où il représentait le canton de Cruyshautem.

Inscrit, au sortir de l'Université de Louvain, au barreau de la Cour d'appel de Gand, il ne tarda pas à se consacrer à la politique. aux œuvres et aux intérêts agricoles. Il leur voua dès lors sa vie.

Il serait trop long d'énumérer tous les organismes se rattachant aux trois domaines ci-dessus indiqués et dont il fut un des dirigeants et parfois la cheville ouvrière. Notons seulement qu'il fut, de 1890 à 1900. secrétaire-adjoint de l'Association catholique de l'arrondissement de Gand ; de 1891 à 1895. secrétaire du comité anti-esclavagiste de Gand ; de 1891 à 1900, secrétaire du « Landbouwersbond » de la Flandre Orientale, qu’il avait contribué à fonder ; de 1889 à 1900, secrétaire et, de 1900 à 1922, président du conseil central de St-Vincent de Paul pour la Flandre Orientale. Il était président de la Fédération des caisses de maladie et de réassurance de l'arrondissement d’Audenarde ; président de la Fédération des caisses de pension du même arrondissement ; président de la Société coopérative des sinistrés de Crayshautem et des environs.

Il a rendu les plus grands services à la mutualité. surtout à la mutualité chrétienne. L'Alliance Nationale des Mutualités chrétiennes avait fait de lui son président, et sa mort est pour elle une perte difficile à réparer.

Il peut être cité comme un exemple de zèle et d'activité aux mandataires publics. Il comptait au Sénat, comme il l'avait compté à la Chambre, parmi les membres les plus assidus et les plus attentifs aussi à la discussion. Il n’avait, peut-on dire, pas une question qui ne l'intéressât. Il prenait souvent la parole. Il était rare qu'il n'intervînt pas d'une façon toujours remarquée dans le débat si celui-ci touchait à des questions où il se sentait particulièrement compétent, comme celles qui concernent les assurances et la mutualité. par exemple.

Ces dernières années, il joua un rôle en vue, au Sénat. notamment dans la discussion sur la réforme de la bienfaisance et dans celle du contrat d'emploi : il fut rapporteur du projet sur le contrôle des entreprises publiques et du projet autorisant les sociétés mutualistes à fusionner.

L'idéalisme se mêlait chez lui à beaucoup de sens pratique, et c'était vraiment un homme sage, d'excellent conseil.

Le Sénat fait en lui une perte sensible. Les œuvres t les pauvres en font une plus grande encore.

Il habitait Wannegem-Lede, où il était né en 1867 et dont il dirigeait l'administration comme bourgmestre. Il avait aussi une résidence à St-Denis-Westrem. Il semait, dans l'une et l'autre localité, les bienfaits autour de lui.

Sa mort provoquera de vifs regrets dans beaucoup de milieux. Nous y mêIons les nôtres en présentant nos chrétiennes condoléances à sa famille.


(Extrait de Vers l’Avenir, du 24 février 1927)

On a appris avec une sincère affliction, au Sénat, le décès du chevalier de Ghellinck d'Elseghem, sénateur provincial de la Flandre Orientale.

On le savait très souffrant et son absence prolongée avait suscité des appréhensions que sa disparition est venue confirmer.

Cette mort enlève à l'assemblée sénatoriale un de ses meilleurs éléments, car le labeur du chevalier de Ghellinck y fut considérable. Ses rapports étaient appréciés pour la solidité de leur documentation et ils fourmillaient de suggestions souvent heureuses, pour la solution des questions d'ordre social, Car c'est surtout dans ce domaine qu'il fut d'une grande fécondité. Mais aucun problème ne le laissait indifférent et il intervint brillamment dans tous les débats soulevés par le problème des assurances sociales, des habitations à bon marché, des pensions de vieillesse, des mutualités, du contrat d'emploi, etc. C'étai pour le surplus, un orateur courtois de rapports agréables et qui, par sa simplicité familière, avait conquis le sympathies de tous ses collègues sans distinction d'opinion.

M. de Ghellinck était né le 18 septembre 1867. Il avait représenté l'arrondissement d'Audenaerde, à la Chambre, de mai 1900 à mai 1912. Il passa ensuite au Sénat, où il siégea sans interruption jusqu'à ce jour.

La nouvelle de sa mort a suscité dans l'hémicycle, dont il était un des membres les plus assidus, d’unanimes regrets.