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Busschaert Edouart (1855-1911)

Portrait de Busschaert Edouart

Busschaert Edouart, Camille catholique

né en 1855 à Aalbeke décédé en 1911 à Moucron

Représentant 1902-1906 et 1908-1911 , élu par l'arrondissement de Courtrai

Biographie

(Extrait du Het Volk, du 4 février 1911)

M. Camiel Busschaert., notaris te Moeskroen, volksvertegenwoordiger voor het arrondissement Kortrijk, is ten zijnent overleden vrijdag 3 Februari, om 8 ure ’s morgens.

Hij werd geboren te Aelbeke den 18 Juni 1855.

Hij werd volksvertegenwoordiger gekozen voor het Kortrijksche den 25 Mei 1902.

Wederom op de lijst gebracht voor de kiezingen van 27 Mei 1906, bekwam hij het noodige getal stemmen niet om zijnen zetel te kunnen behouden. Doch, als eerste plaatsvervanger verving hij eenigen tijd daarna M. Tack, die, door ouderdom et ziekte, zijn ontslag gaf.

M. Busschaert zal in de kamer vervangen worden door M. August Peel, geneesheer te Kortrijk, die in de kiezing van 22 Mei 1910 eerste plaatsvervanger gekozen werd.


(Extrait de Annales parlementaires de Belgique. Chambre des représentants, séance du 11 février 1911, p. 554)

M. le président se lève et prononce les paroles suivante, que toute la Chambre écoute debout : Messieurs, j'ai le profond regret d'avoir à vous annoncer la mort de notre honorable collègue M. Busschaert, décédé ce matin.

Elu représentant suppléant pour l'arrondissement de Courtrai le 27 mai 1900, représentant effectif pour le même arrondissement le 25 mai 1902 ; réélu comme suppléant le 27 mai 1906 et proclamé membre effectif le 25 avril 1908, en remplacement de M. Tack, démissionnaire ; enfin, réélu effectif le 22 mai 1910, M. Busschaert fit preuve d'un inaltérable dévouement et d'une vaillance à toute épreuve en venant siéger parmi nous, malgré les atteintes de la maladie qui le minait depuis longtemps. Il a succombé enfin ; mais son souvenir nous restera comme celui d'un collègue loyal et bon, aussi modeste que fidèle à ses mandants.

Je propose à la Chambre de charger le bureau d'adresser une lettre de condoléances à la famille de notre bon et regretté collègue. (Très bien ! de toutes parts.)

La parole est à M. le ministre des finances.

M. Liebaert, ministre des finances. - Messieurs, au nom du gouvernement et comme collègue d'arrondissement de M. Busschaert, je m'associe de tout cœur aux sentiments de regret et de condoléance qui viennent d'être exprimés par M. le président.

C'est par pur dévouement, - je puis l'attester à son honneur, - que M. Busschaert entra dans la carrière politique, et il a montré ici, comme il vient de le rappeler si justement M. le président, jusqu'à quel point était capable de pousser l'esprit du devoir, en donnant l'exemple de l'assiduité, alors que déjà sa santé était profondément atteinte et sa constitution vivement ébranlée.

Cette force de volonté qui caractérisait notre regretté collègue, il l'appliquait tout aussi largement à l'étude des questions qui lui étaient soumises et à l'exécution des missions qu'il prenait sur lui de mener à bonne fin.

M. Busschaert nous laissera à tous le souvenir d'un bon, excellent et loyal collègue, et nous serons certainement unanimes à regretter sa trop hâtive disparition. (Très bien ! sur tous les bancs.)

M. le président. - La parole est à M. Van de Venne ;

M. Van de Venne. - Au nom de la gauche libérale et en qualité de collègue du défunt pour l'arrondissement de Courtrai, je m'associe avec émotion aux hommages rendus par M. le président et par M. le ministre des finances.

M. Busschaert était fils de ses œuvres. C'est par un travail opiniâtre qu'il conquit dans le notariat une situation enviée. Et c'est pour ses convictions inébranlables que son parti le fit entier au parlement. Sous des dehors parfois brusques, il cachait un cœur d'élite, une intelligence nette, un jugement droit.

Le décès de notre collègue laisse parmi nous de profonds regrets. (Très bien ! très bien ! de toutes parts.)

M. le président. - La parole est à M. Vandervelde.

M. Vandervelde. - Au nom de la gauche socialiste, je joins nos regrets à ceux qui viennent d'être exprimés par nos collègues et par M. le président pour présenter à la famille de M. Busschaert nos vives condoléances. (Très bien !)